OLYMPUS DIGITAL CAMERA

57 heures chrono à Philadelphie – Samedi de 2h00 à 14h00

2 h 00 Bar Furry Animals

Le Furry Animals est un bar très original, dans une zone oubliée de la ville. Les hommes y entrent par une porte à part. À mon arrivée, j’ai été emmené vers une cage où on m’a demandé de me déshabiller avant d’y être enfermé. Comme seule musique, on entendait un bruit de jungle. Après de longues minutes que je ne pouvais occuper avec un iPhone, des humanoïdes aux courbes féminines ont défilé devant moi avec un regard concupiscent et scrutateur. Ils avaient une morphologie s’apparentant à des animaux comme un gorille, un chien ou un raton-laveur. Un (une?) zèbre au lainage des plus élégants et racés s’est arrêté(e) devant ma cage et a cogné sur les barreaux en me souriant. Un garde a ouvert la porte. La suite est plutôt vague et confuse dans mes souvenirs.

9 h 00 Penn’s Landing

Après une marche sur la 3e rue, j’ai fait un tour au port. Malheureusement, si on n’est pas fan de l’histoire maritime, il n’en vaut pas le détour. Heureusement, quand on tourne vers l’ouest et qu’on emprunte le passage piétonnier au-dessus de l’autoroute 95, on arrive directement dans le coin le plus charmant de la ville.

10 h 00 Society Hill

Rue typique de Society Hill

Rue typique de Society Hill

Si vous avez aimé le quartier ancien et huppé de Beacon Hill à Boston, vous adorerez celui de Society Hill. Les demeures arborent les mêmes briques rouges et auvents blancs. Les rues comme Spruce ou Delancey plongent le visiteur dans une ambiance de jeune Amérique du 19e siècle. Je vous invite à vous y perdre. Quoique c’est une mission presque impossible, dans ce quadrillé de rues et d’avenues régulier et fonctionnel, typique de l’Amérique du Nord.

11 h 00 Queen Village

En continuant d’explorer vers l’ouest, sur la rue South, j’ai traversé une zone peuplée de gens au style de vie plus alternatif, rappelant celui du Mile-End, mais en moins polis. La 4e offre une enfilade de boutiques de tatouage, si vous êtes amateurs.

12 h 00 Marché italien

Marché Italien

Marché Italien

Après cette longue promenade matinale, mon estomac commençait à crier famine. Ça tombait bien, car tout au sud de la 9e, j’ai abouti au Marché italien. Sur plusieurs pâtés de maisons, les commerçants disposent sur le trottoir des étals de légumes, de fruits, de poisson et j’en passe. Inondé d’effluves tentateurs, l’endroit se révèle un paradis pour les amateurs de plaisirs culinaires. Et si, par malchance, la bouffe italienne vous indiffère, vous n’avez qu’à poursuivre votre route plus au sud. Des restaurants latinos réussiront peut-être à vous convaincre de vous y arrêter.

Ici, je m’arrête pour vous parler d’un truc qui me chicote depuis que j’ai visité ces quartiers emballants. Les guides recommandent le vieux Philadelphie, avec tous ses monuments historiques un brin ennuyeux, comme première étape incontournable. À cela, je dis un vibrant : « Pas pentoute!”. Ainsi, à moins d’être un fanatique de l’histoire américaine, il faut d’abord commencer par le quartier de South District avec son Society Hill et son Italian Market, et continuer avec les autres si vous avez du temps.

Voilà, c’est dit.

"They parked here" in Philadelphia

J’ai eu une passion inexpliquée pour les stationnements lors de ma visite à Philadelphie
I had an unexplainable passion for parkings when I visited Philadelphia.

Stationnement à Philadelphie

Stationnement à Philadelphie

 

15082014-IMG_1700

57 heures chrono à Philadelphie : 11 h 00 à 21 h 00… Environ

11 h 08 – Atterrissage du vol US Aiways 4085 à l’aéroport international de Philadelphie

Plusieurs moyens de transport public sont disponibles pour se rendre au centre-ville en 60 à 90 minutes. Mais, comme l’aéroport se trouve à 15-20 min en voiture, j’ai choisi le taxi. N’ayant que trois jours pour visiter la ville, je veux plonger dans l’action le plus rapidement possible. De plus, comme à Montréal, il y a un tarif unique pour s’y rendre d’environ 29 $. Pourquoi s’en priver? Le taxi m’a déposé au parc Washington, situé juste à côté de mon logis selon la carte fournie par Airbnb. Ce qui m’amène à mon premier conseil voyage de l’article :

Ne jamais se fier aux cartes fournies par Airbnb!

Il faut toujours chercher l’adresse de la résidence sur Google Map. La position sur la carte présenté sur le site Airbnb, et que j’avais imprimé pour m’orienter, avait tout faux. Après que j’aie tourné en rond un certain temps, une femme itinérante m’a remarqué et est venue m’aider. J’ai alors réalisé deux choses. Premièrement, qu’elle était une simple fumeuse ayant trouvé le seul endroit légal du coin pour satisfaire sa dépendance. Deuxièmement, que j’étais à plusieurs coins de rue de mon Airbnb. Elle m’a donné quelques indications pour m’y rendre, que mon application CityMapsToGO a confirmées. Mais, avant de partir, j’ai dîné à un stand de rue pour goûter un des fameux Cheese Steack, exclusifs à Philadelphie : une sorte de hot-dog où l’on aurait remplacé la saucisse par des lamelles de bœuf recouvertes de fromage. Mon verdict? Ben, ça goûte le hot dog au steak fromagé.

En me rendant à mon Airbnb, j’ai croisé une série de musées historiques. Ils sont tous situés entre la 5e et la 6e avenue et sont des incontournables de toute visite à Philadelphie. Fidèle à mes habitudes de voyageur délinquant et paresseux, je les ai tous contournés. Je n’ai pas une grande fascination pour les artefacts de l’histoire. Mais si ça vous intéresse, les voici.

15h00 – Arrivée au 7 Losley Court

Lesley's Court à Philadelphie

Lesley’s Court

Mon Airbnb à Philadelphie est l’un des plus chouettes que j’ai eus. On accède au 7 Loxley Court via une petite entrée discrète qui donne sur l’avenue Arch. On emprunte une allée qui s’ouvre sur une cour intérieure. Le nom n’est donc pas trompeur. Au milieu se trouvent des terrasses et des sculptures, et autour, les maisons, dont le 7. Aussi, très pratique pour un voyageur : c’est un clavier numérique qui sert de serrure. Aucun tracas pour obtenir la clef, donc.

Quand j’ai passé la porte, un charmant et minuscule chaton a accouru vers moi pour m’accueillir, trébuchant de l’arrière train sur le carrelage glissant. Trop mignon. Et il l’a fait chaque fois que je suis arrivé. J’ai déposé mes trucs et me suis reposé un brin dans un lit couvert de poils. Je crois que je connais le coupable.

15082014-IMG_1641

Elfreth’s Alley

Je suis reparti pour visiter le quartier environnant : la vieille ville (Old City District). On y retrouve la plus ancienne rue résidentielle des États Unis : Elfreth’s Alley. Le plus intéressant, c’est que le lieu est encore habité. Ce n’est pas une enfilade de boutiques de souvenirs. Je vous recommande une petite marche sur 3rd Street avec toutes ses galeries d’art et ses cafés. Pour souper, j’ai fait une halte au quartier chinois pas loin. C’est le troisième plus important aux États-Unis, parait-il.

J’avoue qu’après cette première journée à visiter l’attraction principale de Philadelphie, la vieille ville, et en être revenu peu impressionné, j’étais inquiet pour la suite du séjour.

Photo en entête tirée de mon compte Instagram.

Cuisinier dans Chinatown

Cuisinier dans Chinatown

"Park Here" in Philadelphia

J’ai eu une passion inexpliquée pour les stationnements lors de ma visite à Philadelphie
I had an unexplainable passion for parkings when I visited Philadelphia.

Park here à Philadelphie

"Park here" à Philadelphie / "Park Here" in Philadelphia

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

57 heures chrono à Philadelphie – Prologue

Avertissement: Contrairement à Jack Bauer, je n’ai pas contrecarré une attaque terroriste, personne à mon boulot ne m’a trahi et j’ai pris le temps d’aller aux toilettes plusieurs fois par jour, en plus de bouffer. Mais j’ai visité plein de coins charmants de Philadelphie.

Prologue

6 h 00 – Réveil

Petite note à moi-même: ne jamais régler le réveil-radio et le iPhone à la même heure.

Je suis toujours un brin parano pour les vols matinaux. J’ai peur de ne pas me réveiller à temps et d’arriver en retard à l’aéroport. Je règle donc une alarme sur deux appareils. J’aurais envie de dire que c’est ridiculement inutile puisque je fais souvent de l’insomnie toute la nuit. Mais pas tout à fait inutile, car je réussis toujours à m’endormir profondément environ une heure avant l’heure prévue de mon réveil. Ce vendredi-là, heureusement, je n’ai pas fait d’insomnie. J’ai dû prendre l’avion une dizaine de fois durant les six mois de ma sabbatique. J’en ai perdu l’angoisse des départs. Malheureusement, ce matin-là, l’horrible sonnerie du iPhone a retenti quelques secondes avant celle, plus douce, du radioréveil, me donnant l’impression de me faire extirper de six mois de coma par une sirène d’alerte à la bombe.

Je visais 30 minutes entre l’ouverture de mes yeux et la fermeture de la porte de l’appartement. Non seulement je répugnais à me lever trop tôt, mais en plus, je ne voulais pas partir trop tard pour éviter la congestion matinale. Pour gagner du temps, j’avais pris certaines mesures :

  • Préparer mon sac avant de me coucher (1 h 9 min. 13 sec. de gagnée)
  • TERMINER la préparation de mon sac avant de me coucher (26 min. 34 sec)
  • Prendre ma douche la veille (12 min. 32 sec.).
  • Déjeuner rapide : des céréales au lieu des toasts, qui demandent beaucoup trop de préparation. On oublie les œufs (8 min. 7 sec.)
  • Laisser tomber le café, avec l’idée d’en prendre un à l’aéroport (2 min. 23 sec.)
  • Appeler un taxi, car il n’est pas question de faire plus d’une heure de transport pour rejoindre l’aéroport (30 min… gagnées après le départ de l’appartement)
Siège design inconfortable à YUL

Siège "design" inconfortable à YUL

J’ai téléchargé la dernière édition de La Presse dans l’iPad avant de partir (pour découvrir plus tard que le WiFi était ENFIN gratuit à l’aéroport PET). J’ai attendu à une porte d’embarquement déserte, pour la tranquillité. Avec mon cappuccino, je me suis assis plus ou moins confortablement dans les nouveaux sièges individuels d’allure design de l’aire d’attente.

9 h 32 – Décollage du vol 4085 d’Express US Airways. Durée : env 1 h 30

Zut! Avec tout ça, j’ai atteint ma limite de 400 mots par article et je ne vous ai même pas encore parlé de Philadelphie! En quelques mots, c’est la capitale de la Pennsylvanie. Elle a à peu près la même taille que Toronto ou Boston. Elle se trouve entre Washington et New York. C’est une des plus vieilles villes des États-Unis et elle a joué un rôle important dans l’histoire du pays. Benjamin Franklin y a vécu et on y a signé la Déclaration d’indépendance. Elle a même hébergé brièvement la capitale des États-Unis pendant la construction des édifices publics à Washington D.C.

Source : Google Map

Source : Google Map

Couple marchant dans le parc Sara D. Roosevelt

Pour en finir avec New York

J’ai visité Philadelphie la fin de semaine du 16 août. Je meurs d’envie de vous en montrer les photos, mais d’abord, je me dois de clore le dossier de New York en vous présentant des clichés « inédits ».

Facade d'édifice à New York

Un portrait de gratte-ciel

D’ailleurs, en montant la galerie que vous verrez au bas de l’article, j’ai à nouveau décelé une récurrence dans mon style. Avez-vous déjà remarqué que je cadrais souvent dans le style portrait? C’est bien étrange. La source de cette préférence se trouve peut-être dans mon goût pour la photo architecturale? Mais, en y réfléchissant, cette théorie ne s’applique pas à tous les bâtiments. Ça va pour les gratte-ciels, mais que dire des maisons? Un bungalow s’inscrit mal dans un rectangle vertical… Sauf les faux manoirs clinquants de Rosemère. (Si un jour j’en photographie un, s’il vous plaît, faites preuve de générosité et giflez-moi pour me sortir de ma torpeur. Mais je vais me taire. Cette invitation pourrait générer des abus.)

J’ai exploré les ramifications psychologiques de ce choix artistique. Est-ce la source du bonheur? Y-a-t-il quelque chose de freudien dans cette fixation sur la verticalité? Ai-je une fascination refoulée pour la silhouette rigide de Stephen Harper? J’écris ces mots et je sens que mon sommeil sera agité ce soir.

J’ai bien hâte de vous parler de Philadelphie, une belle surprise. Et contrairement à New York, je pourrai m’étendre sans gêne sur le sujet. Vu le nombre de personnes qui m’ont demandé pourquoi j’y allais, vous faites sûrement partie de la majorité des gens qui connaissent peu cette vieille ville. J’espère que mes prochains articles vous convaincront d’y songer pour votre prochaine escapade.

14339202449_659d9aed26_h

Guide de survie en voyage d’un photographe armé d’un iPad

Pardonnez-moi, car j’ai péché. Je me suis laissé tenter par l’appât du gain technologique. Je me suis acheté un iPad Air. Mais j’ai une excuse toute professionnelle pour m’absoudre.

Arrêtez de rire et continuez à lire, plutôt.

Comme j’ai pour métier de concevoir des sites Web devant s’afficher convenablement sur ces petits écrans tactiles, je me dois d’expérimenter moi-même la vie avec une tablette. Aussi, pour mon escapade à New York, espérais-je diminuer le poids de la technologie embarquée. Réussirai-je à me passer de mon MacBook Air adoré pour éditer mes photos?

Lecteur de carte SD branché à mon iPad

Lecteur de carte SD branché à mon iPad

Puisque aucune de mes caméras ne possède de connectivité Wifi, ma première mission après l’achat du iPad fut de dénicher un lecteur de carte mémoire SD (Le format adopté par la presque totalité des fabricants de caméras non professionnelles, ce qui comprend ma Olympus EPL-5 et ma Sony RX100). Apple en fabrique un. Naturellement, il est trop dispendieux. Je n’avais pas tout à fait le temps d’en commander une copie moins chère sur un site asiatique comme Deal Extreme, alors je me suis résolu à l’acheter chez Future shop.

Pour éditer, j’espérais utiliser soit l’application native iPhoto disponible gratuitement sur iPad. Ou bien continuer avec Snapseed, développé par Google, qui suffisait à mes besoins sur le iPhone quand le résultat sur Instagram me déplaisait.

J’ai finalement testé l’ensemble lecteur de carte SD et les applications sur mon iPad. L’importation des photos s’est faite facilement. Première belle surprise : la tablette et tous les logiciels reconnaissent les fichiers RAW d’Olympus et de Sony! Ce type de fichier image généré par les caméras s’adresse généralement au milieu professionnel. Je craignais que seuls les JPG soient pris en charge.

Snapseed offre assez de fonctionnalités pour permettre la réalisation des ajustements de base sur une photo. Mes attentes vis-à-vis de l’édition des images ont beaucoup diminué au fil des ans. Je cherche maintenant à éviter les erreurs d’exposition lors de la prise de photo plutôt qu’à les corriger à l’ordinateur. Et puis, en cas de force majeure, il n’est jamais trop tard pour laisser aller son fou sur le gros ordinateur une fois de retour à la maison.

Je m’offre une nouvelle escapade au sud du 45e parallèle vendredi prochain; trois jours à Philadelphie, cette fois-ci. Ma sœur m’a vendu cette destination en m’affirmant que si j’avais aimé Boston, la capitale de la Pennsylvanie ne me laisserait pas indifférent. J’avoue avoir un faible pour les vieilles villes du nord-est américain. Toutes ces briques rouges partout : ça m’inspire!